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Fév 15

Note de cadrage

Sur le plan international, les processus climatiques tels que la désertification, la raréfaction des ressources en eau, la salinisation des terres agricoles, notamment ainsi que les événements climatiques (inondations, ouragans, crues subites …etc) dont le nombre a triplé au cours des trente dernières années, ont engendré des conséquences souvent désastreuses sur les communautés vulnérables qui ont été amenées à choisir l’immigration vers des pays ou des régions comme refuge vis-à-vis des aléas de ces changements climatiques mais aussi comme issue en vue d’améliorer leurs conditions socio-économiques.

Ce constat a déjà été pressenti en 1990 par le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui a attiré l’attention de la communauté internationale sur le fait que les changements climatiques forceront des millions de personnes à migrer temporairement ou définitivement. Ainsi, un consensus au niveau international autour de la protection des droits des migrants climatiques a été établi et consolidé lors de la tenue de la COP21 où les migrants climatiques figurent au préambule de l’accord de Paris qui leur consacre la création d’une Task force pour faire face à cette mobilité humaine.

Par ailleurs, l’impact de l’évolution du climat, découlant des processus et des événements climatiques ne suffit pas à lui seul d’établir une relation de ‘’cause à effet’’ entre climat et migration puisqu’il existe d’autres facteurs (économiques, démographiques, sociaux et politiques…) qui rendent plus complexe l’analyse du phénomène migratoire mondial actuel et de considérer les déplacés climatiques comme des migrants climatiques.
Une telle réalité pose avec acuité la question de la capacité des pouvoirs publics à contenir les vulnérabilités environnementales et l’efficacité des dispositifs juridiques existants, à réguler la question des migrations climatiques et à lui trouver des réponses adaptées.

Aussi, vu le caractère transversal et complexe des problèmes liés aux migrations climatiques, la gestion de ce phénomène ne peut se faire que dans une perspective large, qui va de la prévention voire de la prévision jusqu’à l’adaptation et ce, dans un cadre de coopération internationale.

C’est dans ce contexte que le Ministère Chargé des Marocains Résidant à l’Étranger et des Affaires de la Migration organise le 20 mai 2016 à Rabat, un colloque international sur le thème « Migrations Climatiques : tendances et enjeux »

Ce Colloque sera l’occasion, d’une part de mieux appréhender le concept de la migration climatique ainsi que les relations entre les changements climatiques et le phénomène migratoire et d’autre part, de développer un argumentaire face à cette problématique, lors de la tenue de la COP22 en novembre 2016 au Maroc.

Séances Thématiques

La première séance se focalisera davantage sur les tendances des migrations internationales, régionales et nationales en mettant en exergue l’impact et les risques des changements climatiques sur le phénomène migratoire. Des initiatives régionales et nationales en matière de réduction et d’adaptation aux changements climatiques en vue de prévenir et de limiter les migrations climatiques ainsi que l’intégration du facteur « changements climatiques » dans la gestion des flux migratoires seront présentées par des experts internationaux.

La deuxième séance traitera le volet juridique qui fera le point sur l’apport des accords concernant la mobilité humaine face aux catastrophes naturelles et de la COP21 autres, en matière de migration climatique, ainsi que le rôle de la COP22 dans le renforcement de la protection des migrants climatiques.

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