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Mar 13

Vers une reconnaissance des droits des réfugiés climatiques ?

Fatna ChouakhAuteure : Fatna CHOUAIKH, Adhérente et ancienne Présidente d’une association de commerce équitable à Nanterre. Ancienne Présidente du réseau SEL et d’échanges de savoirs à Nanterre. Membre de l’association Grands Parents pour le climat. Participante à l’accueil et soutien à de femmes du Burkina Faso (coopérative de beurre de karité). Conseillère municipale et Présidente de de Conseil de quartier de la Mairie de Nanterre (1995-2008). Adjoint au Maire à la Santé et aux Politiques de Prévention de la Mairie de Nanterre (2008-2014). Depuis 2014 : Maire-Adjoint Honoraire de Nanterre.

Résumé : Ils étaient désignés comme migrants, maintenant, ils sont reconnus comme réfugiés pour autant cela ne leur confère aucun droit. Leur nouvelle appellation est vide de statut. Même si implicitement cela insiste sur le caractère forcé du déplacement contrairement au migrant qui aurait une démarche volontaire (quoique cela se discute mais c’est autre débat).

Au vue de la fréquence des catastrophes qui s’accélèrent, C’est un mouvement migratoire irréversible d’une ampleur inégalée qui s’amorce. De plus, la disparition de certains territoires et l’insécurité alimentaire rendra ces déplacements définitifs pour certains. D’où la nécessité pour les pays d’accueil soit d’organiser l’aide à l’installation de ces populations déportées et/ou quand cela est possible de leur maintien sur le sol de leur pays natal. Car il serait vain d’ignorer les impacts sur les économies d’accueil. Il est temps d’être en action et non réaction, il s’agit de prévenir et d’anticiper les désordres de tout ordre, de garantir la sécurité de chacun (alimentaire, sociale, politique…) et surtout le risque communautaire. Il s’agit de garantir un droit fondamental comme ceux du droit à la santé, à l’éducation, le droit de pouvoir si on le souhaite de vivre sur la terre où on est né. Cela passe à la fois par la mobilisation de la société civile car les dérangements climatiques sont aussi induits par des comportements individuels qui exigent une réponse collective mais le prérequis est l’existence d’une vraie politique et d’une prise de conscience des choix de développement à risque pour la survie et le devenir de l’humanité.

Mots clefs : Droit fondamental, Statut de Réfugié, Déplacement humain, migration climatique, réfugié climatique.

Références :

  1. Christel Cournil, Benoît Mayer : Les migrations environnementales. Enjeux et gouvernance, Paris, Presses de Sciences Po, coll. « Bibliothèque du citoyen », 2014;
  2. Thomas Porcher –  Henri Landes : Le déni climatique, Edition Max Milo -Novembre 2015;
  3. Revue Tiers Monde : Réfugiés climatiques, migrants environnementaux ou déplacés ? Éditeur : Armand Colin 2010/4 (n°204);
  4. Collectif Argos : Réfugiés climatiques, Mars 2010;
  5. L’appel de la société civile : Crime climatique stop ! Anthropocène-Seuil – août 2015.